De Thiès à Missirah via Kaolack

Journée de transition passée dans le minibus !

La journée : samedi 28 juillet 2001

Vu du fond du minibus

Vu du fond du minibus

Départ de Thiès à 9 heures ; pause à Kaolack, excellent resto Le brasero. « Route-piste » jusqu’au gîte de Bandiala près de Missirah, en plein coeur de la brousse du Siné Saloum. Premières averses du séjour ; le temps est moins chaud mais très humide. Repas au gîte, il n’y rien d’autre dans les environs ! Cours de wolof avec Amath et Serigne en soirée.

Un chiffre
0 – Le nombre de photos prises au cours de la journée ! Oui zéro, pour de vrai, je culpabilisais trop d’avoir tant mitraillé depuis le début alors j’ai voulu compenser en me privant d’appareil… Bon, il faut dire aussi que les occasions de clichés ont été rares sur le trajet. Mais dès demain je recommence, Nanie m’a donné ses quatre pellicules de 24 et j’en ai racheté deux autres de 36 !

Souvenirs-sourires…
Camel Trophy à Missirah – Après la pause de midi à Kaolack, nous empruntons une piste (non-goudronnée) pour nous enfoncer dans la région du Siné Saloum. Nous affrontons les premières pluies, l’occasion pour Hassan de vérifier que les essuie-glace marchent (mal). A quelques kilomètres de Missirah, un panneau indique le gîte de Bandiala à six kilomètres par un chemin forestier qui semble s’enfoncer dans la brousse…

Hassan au volant

Hassan au volant

Après une petite hésitation, Loïc et Hassan se concertent et décident de s’y engager. La végétation est de plus en plus dense, les branches accrochent bientôt le camion de tous les côtés : le camion est maintenant plus large que le chemin ! Mais comme il est impossible de reculer, nous progressons toujours… On aperçoit soudain deux singes en train de sauter dans les arbres : ce n’est plus un voyage, c’est un vrai safari !
Au bout d’un bon quart d’heure, nous rejoignons enfin une piste un peu plus large et nous apercevons le gîte. Hassan s’approche pour se garer, mais par une manoeuvre inexplicable il oublie de freiner et défonce un petit muret du bâtiment d’accueil… Il s’est sans doute déconcentré en parvenant au terme de cette longue étape digne du Camel Trophy, terminée par une portion de brousse inattendue. Mais Loïc ne trouve vraiment pas ça drôle…

Serigne

Serigne

Premier cours de wolof – Perdus au beau milieu de la brousse, les opportunités de sorties nocturnes sont rares. La journée a été fatigante et il y a assez peu de survivants après le repas : seuls Fabienne, Virginie, Amath, Serigne et moi sommes encore éveillés ; nous profitons du calme et de la douceur de la nuit sénégalaise. Fabienne ne supportant plus d’entendre Serigne causer en wolof sans jamais le comprendre décide de s’initier à la langue locale : un cours collectif démarre, Amath nous sert de traducteur tout en préparant le thé. Serigne s’amuse beaucoup de nos efforts et de notre prononciation, avec son rire bien à lui. Après avoir acquis les premiers mots de vocabulaire, nous faisons de vrais progrès, et je prononce bientôt ma première phrase en wolof. « Ramuma wolof ! » (je ne comprends pas le wolof), dis-je en m’adressant à Serigne. « Ramuma toubab ! » me répond-il, et nous explosons de rire tous les deux. Nous apprenons ensuite le nom des parties du corps : tête = bop, épaules = m’bagu, genoux = ôhm, pieds = tank, yeux = bot, oreilles = nop, nez = baken, bouche = guemin, etc… Tout cela me sera bien utile pour traduire en wolof une petite comptine que je chante déjà en français et en anglais avec mes élèves !

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