« L’Occident vu par un Africain »

Texte qui circule sur la toile, et qui mérite d’être lu. Il me rappelle le fameux texte Cher frère blanc (souvent attribué – à tort ? – à Léopold Sedar Senghor), et le regard de mon ami burkinabé Athanase qui trouvait fort étonnant que certains blancs laissent leurs grandes maisons pour aller passer quelques jours de vacances sous une toile de tente…

L’Occident vu par un Africain

Quand ils font la guerre, elle devient mondiale.
Quand ils ont une opinion, elle est internationale.
Quand ils s’expriment, ils le font au nom de la communauté internationale.
Quant à leurs valeurs, elles sont universelles.
Quand ils ont une crise, elle est mondiale.
Quand ils parlent d’eux c’est une langue.
Quand ce sont les autres c’est forcément des dialectes.
Leurs fruits ont des noms du genre pomme, abricots, pêche.
Ceux de l’Afrique sont exotiques, sauvages.Ils se sont installés de force en Amérique, au Canada, en Australie, en Afrique du sud, Amérique du sud et ils nous traitent d’immigrés. Lamentable !Quand ils viennent chez nous ils disent qu’ils sont expatriés et quand c’est nous qui allons chez eux ils nous traitent d’immigrés. Mesquinerie quand tu nous tiens.

Ils disent d’eux qu’ils sont en situation irrégulière dans un autre pays. Et quand il s’agit de nous, ils disent que nous sommes des sans papiers, des clandestins.

Quand ils s’attaquent à l’occupant, ce sont des résistants.
Et quand nous on s’attaque à l’occupant, nous sommes des terroristes.

Ils sont les seuls à pouvoir se doter des bombes atomiques et bizarrement ce sont les autres qui fabriquent et utilisent des « armes de destruction massive ».

Quand ils croient en Dieu, le monde entier doit croire en Dieu. Et maintenant qu’ils n’y croient plus y croire est devenu ringard.

Quand on se met tout nu avec un cache sexe, nous sommes des sauvages.
Et quand c’est eux, ils font du naturisme.

Quand nos femmes se voilent, nous les opprimons. Quand les leurs se voilent, ce sont des saintes (sœurs).

Quand ils usent de violence on parle de noble art. Mais quand nous les terrassons, on parle alors d’acte barbare et de violence gratuite.

Quand ils nous prêtent de l’argent, ils parlent d’aide. Quand ils viennent nous piller, ils nous parlent de partenariat ou d’accord de partenariat.

Quand ce sont eux qui le font, c’est du lobbying. Quand c’est nous, c’est de la corruption, du clientélisme, du népotisme.

Ils traitent nos scarifications (marque de reconnaissance ethnique) de sauvage. Aujourd’hui ils pratiquent le tatouage à outrance et c’est devenu de l’art et une façon d’être « branché »..

Ils disent chez eux que la femme est plus libre, mais ils oublient que le corps de la femme se vend en vitrine à Amsterdam* et ailleurs et que le star système leur impose d’être squelettiques et des femmes-objet. Quel culot !!