Dakar (Sénégal), 26 octobre 2002
Aujourd’hui, c’était l’arrivée de la grande boucle, le tour du Sénégal ! Par chance, mon ami Amath habite à quelques centaines de mètres du Boulevard Général De Gaulle, les Champs-Élysées locaux, sur lequel était dressée la ligne d’arrivée.
Malheureusement, j’ai réussi l’exploit de rater l’arrivée (les coureurs sont arrivés avec 30 minutes d’avance sur l’horaire annoncé…!) mais j’ai assisté à toute la suite, le protocole sénégalais… Mémorable !
D’abord, oubliez les images du Tour de France : ici l’évènement n’avait mobilisé que 200 personnes à tout casser, dont une centaine de mômes… Du coup, j’ai pu me glisser sans problèmes jusqu’à la ligne d’arrivée et près du podium. Avec mon appareil photo et mon magnéto, un organisateur m’a pris pour un journaliste, me demandant si j’avais couvert tout l’événement ! Il faut dire que la couverture média est assez réduite : il ne devait pas y avoir plus de 5 photographes et un caméraman… Alors moi, j’ai joué le jeu, fait un portrait du maillot yaune (Andris Naudužs, un letton, j’ai même pu le féliciter en lui serrant la main sans problème – et du coup j’ai confié ma photo à Wikipédia pour qu’on se souvienne de lui.) J’ai pu prendre en gros plan le trio gagnant sur le podium (trois européens dont un Français à la troisième place), sans avoir à bousculer qui que ce soit !
J’ai aussi approché mon magnéto de la bouche du directeur sportif de l’équipe gagnante qui répondait aux questions d’un journaliste sénégalais…
PS : Notez le grand écart entre la photo de l’affiche officielle et le podium final…
Alors, c’est vrai, il n’y avait pas de cyclistes “stars” sur ce tour-là. Mais il y avait tout de même une personnalité célèbre à cette arrivée : Sindiely, la fille du président sénégalais Abdoulaye Wade, marraine de l’événement puisque comme le speaker le fera remarquer, le gouvernement a fourni beaucoup de moyens pour la promotion du tour…
Comme elle passait à 50 centimètres de moi, je me suis présenté comme un journaliste français de L’Équipe (!), j’ai pu la prendre en photo et je l’ai même interviewée avec mon petit magnéto ! Non mais sans déconner, amoul dara fi ?! Amath et son pote sénégalais étaient morts de rire quand je leur ai fait écouter…
Ah la la, qu’est-ce qu’on se marre dans ce pays… Dommage, je ne pourrais pas couvrir le tour du Faso qui se déroule le mois prochain
Fatou, une vie de femme sénégalaise »»